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Frédérique Behar
 
Photo : Olivier Normandin

 

Mon Parcours

 

Le Tango - dans sa version dansée - je le découvre en Janvier 1998. C'est à partir de cette rencontre coup de foudre que ma vie a (réellement) changé.

De 1998 à 2000, je m'implique de plus en plus dans le monde du Tango. Je danse intensivement en France et à l'étranger (Hollande, Allemagne, Italie, Belgique). Parallèlement, j'organise des bals-concerts mensuels dans différents lieux parisiens.

En 2000, après dix ans d'activités dans l'industrie du textile, je décide de me reconvertir dans le secteur culturel. Déjà à cette époque, j'ai dans l'idée de créer La Casa del Tango. Pour cela, je suis d'abord une formation d'administratrice de compagnies de spectacles vivants. J'intègre ensuite la compagnie de danse contemporaine Ixkizit en tant qu'administratrice afin de parfaire mes connaissances sur le terrain.

Mon projet de création s'étant affermi, je pars à Buenos Aires pendant deux mois afin de m'immerger dans la patrie du Tango.

De retour à Paris en avril 2001, je commence à travailler concrètement sur la création de La Casa del Tango en élaborant un dossier de financement, une étude de marché, etc.

Après neuf mois de maturation et quatre mois de recherche de locaux, j'ai trouvé l'espace qui puisse accueillir ce projet fou de lieu multiculturel dédié au Tango sous toutes ses formes d'expression.

Tout au long de l'élaboration de ce projet j'ai constamment été soutenue et conseillée par des passionnés du Tango et de la culture argentine issus des milieux institutionnels, culturels  et artistiques. Je les remercie sincèrement d'avoir cru en mon projet.

 

Aujourdhui

Je dirige donc, depuis janvier 2003 La Casa del Tango, lieu atypique et original à Paris! Je m'efforce d'y apporter de la qualité et de la convivialité! L'équipe pédagogique de La Casa contribue fortement à la qualité de l'enseignement, équipe avec qui je travaille depuis des années.

Un lieu à part, où l'on se rencontre avec plaisir pour partager notre passion à tous !

 

En esperant que ce lieu continue toujours et encore, à enrichir la scène du Tango parisien et à être un véritable point de rencontre de toute la communauté tanguera en France et à l'étranger

 

 

Au plaisir de vous accueillir

 

Frédérique Behar
Directrice de La Casa del Tango
message@lacasadeltango.net

 

PS : La photo qui ouvre ce site est celle d'un couple d'amis danseurs - Eliane Decostanzi et Daniel Oskui. Merci à eux de m'avoir permis d'utiliser ainsi leur image.

Interview sur le Magazine Paris TouTango n°26 de Janvier 2011

En Janvier 2011 , La Casa del Tangoa fêté ses 8 ans d’existence ! Pour cette occasion, nous avons voulu demander à Frédérique Behar  - créatrice et directrice de ce lieu - de nous faire partager un peu de son expérience.
Propos recueillis par Lalie Marion (TouTango)

Votre rencontre avec le Tango : où, comment, pourquoi ?
J’ai découvert le Tango argentin (danse) le 2 janvier 1998…cette date si précise montre bien toute l’importance que cette rencontre « coup de foudre » a eu dans ma vie ! Déjà sensible à la musique Tango, ma rencontre avec la danse a tout simplement été une évidence. Une émotion artistique qui m’a envahie immédiatement. Ce soir là, bien avant de danser mon tout 1er Tango, je savais que le Tango prendrait une place prédominante dans ma vie.


Comment est née l’idée de créer ce lieu ?
Au départ, je me suis d’abords impliquée dans le Tango avec passion et addiction…comme beaucoup d’entres nous ! En parallèle de mon travail (à l’époque je gérais depuis 10 ans, 5 boutiques de prêt à porter) je vivais ma passion Tango. Tous les soirs, les week-ends, j’étais sur une piste (Paris et très vite à l’étranger) Puis, j’ai commencé à organiser quelques bals Tango dans des cafés ainsi que des mini concerts.
La double vie que je menais m’a très vite « fatiguée » et surtout m’a fait réaliser que je voulais faire de ma passion un véritable projet de vie.
C’est alors que tout de suite, l’idée de créer un lieu dédié au Tango m’est venue. Je n’ai jamais voulu être danseuse professionnelle ou professeurs. Mais, j’ai immédiatement imaginé un lieu d’échanges artistiques autour d’une seule et même culture, celle du Tango Argentin, sous toutes ses formes d’expression (musique/danse/littérature/poésie/arts plastique…)

En route pour l’aventure…
Dès 2000, j’entamais donc un CIF (Congés Individuelle de Formation] qui m’a permis de faire cette reconversion professionnelle. En 2 ans, après une formation d’administratrice de compagnie de spectacle, une expérience professionnelle ave une compagnie de danse contemporaine et un voyage de 2 mois à Buenos Aires, j’ai enfin été prête à me consacrer entièrement à la création de ce lieu, dont j’avais une idée très claire et précise déjà à l’époque. Pour vous dire, j’ai déposé le nom de « La Casa del Tango » à l’INPI dès 2001, soit 2 ans avant son ouverture !


Comment La Casa del Tango est-elle née ?
(la dimension administrative, la recherche du local,  les travaux, etc)

La Casa est née, comme toute naissance, dans la douleur et le stress ! J’ajouterai avec beaucoup de sueur (notamment celle de mes amis qui m’ont énormément aidés à la « mise à neuf » de ce petit local en friche) de la technique (celle de ma sœur architecte qui a imaginé et conçu l’aménagement de l’espace) et surtout de la patience…et il m’en a fallu !

Le temps de trouver « ma place » dans le paysage culturel parisien, de donner une couleur particulière à ce lieu encore bien « vierge » d’âme et de personnalité et de définir de manière précise la ligne artistique que je voulais… il s’est écoulée presque deux ans. Pendant ce temps, il y eu la peur, le stress et surtout l’attente. L’attente de voir la piste de la Casa avec plus que 2 couples de danseurs !

Malgré l’épais brouillard dans lequel j’avançais au quotidien, à aucun moment je n’ai eu des doutes sur la « faisabilité » de ce projet que je étais en train de mettre en place. Je pense que si j’en avais eu ne serait qu’une ombre, je ne fêterais pas les 8 de la casa aujourd’hui !

 

Vous attendiez-vous aux difficultés que vous avez rencontrées ? Quelles furent-elles ?
Que se soit dans ma danse ou dans mon travail, l’instinct est toujours un élément majeur dans ma façon de faire. Même si j’avais une idée assez globale de mon projet, c’est avant tout par instinct que je donnais à La Casa toute son identité et spécificité. Je ne savais pas ce que j’allais trouver en chemin, même si je savais que cela n’allait pas être simple. Les difficultés ont été nombreuses et parfois douloureuses…mais la force et la volonté que je mettais dans ce projet m’ont fait tenir et dépasser ces moments là.
 La difficulté première fut bien sûr financière (gros investissement de départ et trop peu de recettes) ce qui est normal à l’ouverture d’un nouveau lieu. La patience est de rigueur. L’attente du danseur sur la piste fut très longue et angoissante. L’urgence avec laquelle je devais mettre tout en place et du coup la peur de prendre la mauvaise décision fut une sensation récurrente. Autant de moments difficiles &  aussi de déceptions mais jamais de doutes.

 

Regrettez-vous d'avoir fait ce choix de vie ?
A aucun moment je n’ai regretté ce choix de vie, même si financièrement c’est compliqué d’allier création d’entreprise et sécurité! La création de ce genre d’entreprise (si atypique) demande forcément certains sacrifices. On oublie vite le coté sécurité (bon salaire et heures contractuels) que nous apporte un statut de salarié (que j’ai eu jusque là)  pour un travail aux heures illimitées et presque aucune rentrée d’argent ! Mais, la chance de faire ce que l’on aime et d’être en harmonie avec soi-même reste une richesse irremplaçable. Cela a été bien sûr possible grâce au soutien de mon compagnon, qui, par son statut de cadre salarié, pouvait assurer un salaire pour 2 et cela me permettant de me consacrer entièrement à la création de La Casa pendant les premières années d’activités.


Où avez vous pris le plus de plaisir dans cette aventure de 8 ans ?
Le plaisir de création…par mon travail toujours renouvelé et si large (de la comptabilité à la communication en passant par les  publiques relations  et le ménage mais aussi la décoration et le bricolage !! Le plaisir de partager ma passion avec d’autres, de les voir sourire et venir à La Casa comme on vient chez quelqu’un. Quand j’ai des coups de blues, il me suffit de me mettre derrière le bar de La Casa et de voir les gens danser devant moi, tout sourire et si contents d’être là…elle est là ma récompense de tous les jours.

Le plaisir de donner un peu de bonheur, de faire vivre un lieu où, dès que l’on ouvre la porte, on est transportée dans un autre temps…le temps d’une danse !

Je puise le plaisir de mon travail dans la source inépuisable d’imagination, de créativité, de réactivité et flexibilité. Il est tout à fait enivrant de savoir que tout reste à faire, tout est possible, d’imaginer une activité, de l’arrêter si elle ne marche pas, de la continuer ou de la faire évoluer…la liberté d’avoir son propre lieu est si précieux !

 

Quel était le concept de La Casa au départ et quel est il aujourd’hui ? De quelle manière a –t-il évolué ?
Ce qui n’a pas changé depuis la création de La Casa, c’est la place privilégiée de l’enseignement. Dès le départ, je me suis entourée de professeurs de Tango, véritables  professionnels qui sont les responsables de l’axe pédagogique de La Casa. Ils transmettent leur passion à travers un enseignement personnalisé et professionnel. Grâce à cette équipe de professeurs, qui, pour certains, me suivent depuis la création de La Casa, les élèves de tous niveaux peuvent alors évoluer d’une année sur l’autre et trouver leur place dans une structure entièrement dédiée à cette culture. 


Il m’a paru important au départ, de ne pas concentrer mes activités autour de la danse uniquement, mais de proposer des activités mettant en valeur d’autres aspects de cette culture comme la littérature, la poésie, le chant, la musique bien sûr Je proposais des activités plus ciblée (atelier littéraire - stage de chant). Seulement, quand on a qu’une seule salle, il faut faire des choix. Alors que les bals de l’après midi (mardi et vendredi uniquement à l’époque) commençaient à trouver son public, j’ai donc décidé en 2005, de remplacer ces activités « extra danse » par les bals de l’après-midi (du mardi au samedi) me positionnant ainsi comme un lieu permanent de pratique.


Les concerts Tango font également partie depuis le début des activités de La Casa. La salle de bal se transforme alors en salle de concert et accueille un public de mélomanes plus que de danseurs (…à mon grand regret !) Ces concerts acoustiques et intimistes sont toujours des moments d’émotion et de partage entre les artistes et un public curieux et passionné.


Le concept de « La Casa hors les Murs » a démarré également vers 2005. Tout d’abords dans mon quartier de résidence puis au-delà. Encore aujourd’hui, je développe les activités « hors mes murs » avec une double motivation d’une part, de faire découvrir le Tango à des néophytes et d’autre part d’offrir aux tangueros avertis de nouveaux lieux de pratiques éphémères et insolites.

 

Avez-vous toujours aujourd’hui la même motivation pour le Tango après ces 8 années  à travailler dedans ? Prenez vous toujours autant de plaisir à le danser ?
Il est vrai qu’en créant La Casa del Tango, le Tango est devenu, en plus de ma passion, ma profession. Toutefois, comme je le dis souvent, dans mon métier je passe plus de temps derrière mon ordinateur que sur une piste de danse ! Des le départ, je n’ai jamais voulu me positionner comme danseuse professionnelle, mais comme créatrice d’entreprise. J’ai toujours, de cette manière, gardé la danse comme passion. Je prends toujours autant de plaisir à aller danser même après 13 ans de pratique.
Le Tango est une danse de sensations inépuisables et une musique d’une richesse infinie. Je reste, fort heureusement encore aujourd’hui surprise et émue par certaines danses et morceaux de musique. Le jour où cela ne sera plus le cas, il me faudra changer de métier !

 

Le paysage du Tango Parisien a-t-il changé depuis que vous dansez (13 ans)
Quand j’ai démarré le Tango, la scène parisienne était bien différente que celle d’aujourd’hui. Il y avait beaucoup moins de danseurs, de professeurs et de Milongas. Aussi, l’ambiance était de ce fait, très conviviale. Tout le monde savait où se retrouver pour aller danser. Il y avait une atmosphère de simplicité et de détente entre nous. Aujourd’hui, en vue du nombre croissant de danseurs et de professionnels du Tango (professeurs/danseurs/organisateurs…) l’ambiance est peut être plus anonyme, un peu moins conviviale et plus individualiste. Il m’arrive même parfois d’avoir un peu la nostalgie du temps où tout le monde se disait bonjour !


Aujourd’hui, il est tout à fait possible, en vue la multiplication des lieux de pratique, de ne jamais  croiser un autre danseur ! En même temps, cela montre que cette danse est bien vivante, qu’elle évolue et qu’elle peut prendre plusieurs formes artistiques. Chaque lieu ayant sa propre identité,  les danseurs se voient ainsi, avoir le choix d’un large panel de propositions diverses et variées…et ça, c’est un grand privilège !

 

Le public des danseurs a-t-il évolué ? Quel est le public de La Casa del Tango ?
Le Tango est en évolution permanente, avec une véritable recherche permanente de nouvelles propositions artistiques, musicales et chorégraphiques. La multiplication des professeurs de Tango est un indice non négligeable de cette forte demande de la part de nouveaux danseurs qui découvrent cette danse. Le public est donc, de plus en plus nombreux et surtout de plus en plus jeunes! Même si certaines milongas sont plus « étiquetées » que d’autres, il me semble que le mélange du public (jeunes/moins jeunes) s’opère à merveille.


En privilégiant les bals en après midi (de 16h à 19h) il est vrai que j’ouvrai mon espace à un public de danseurs passionnés de Tango  et « mûrs » libres de leur emploi du temps. Ils sont, pour la plupart, devenus au fil des années des amis et de véritable fidèles de La Casa, car bien nombre d’entres eux viennent entre 3 et 4 fois par semaine. A partir de 19h, le bal laisse la place aux cours. Cela amène un joli croisement de public danseurs/élèves!

Concernant le public de l’après midi, j’observe depuis 2 ans, un mélange de plus en plus transgénérationnel avec l’arrivée de nombreux danseurs « actifs » plus jeunes. Ils sont indépendants, fonctionnaires, ou étudiants, et viennent régulièrement se mêler avec plaisir et simplicité au public « plus âgés » de La Casa. Ce mélange est pour moi, d’une grande richesse et est tout à fait révélateur de la tendance actuelle.


En parallèle du public des cours et des bals, La Casa a également 2 autres public bien distincts : celui des concerts (non danseurs pour la plupart) et celui des stages d’initiations que nous faisons tous les mois depuis presque 7 ans (futurs ou non danseurs mais tous curieux de découvrir cette culture – public de plus en plus jeune)


Quand tu es Dj à La Casa ou ailleurs que privilégies- tu le plus ?
Pour moi, la musique tient une place prédominante, que ce soit en termes de diffusion ou de recherche. A chaque bal, à la casa ou hors les murs, j’essaie de raconter une histoire. J’essaie autant de coller au plus près de l’énergie du bal, qu’à influencer celle çi. Pour moi, la musique est une source d’inspiration dans la quelle le danseur puise pour donner une couleur particulière à sa danse.


La programmation que je propose est souvent variée. Je la ponctue régulièrement avec un peu d’électro tango (pas plus de 2 morceaux) et de morceaux « non tangos » (variétés française/étrangère) J’aime que les gens soient surpris et j’adore quand ils viennent me voir après un morceau pour me demander le titre ce celui çi - jamais entendu auparavant.


Je joue également beaucoup sur les lumières. J’arrive ainsi à marier l’ambiance musicale avec celle du lieu. Entre lumière plus vive en début de bal, et beaucoup plus tamisée vers la fin, entre les spots de couleurs pour l’électro ou un éclairage à la bougie pour des morceaux plus intime et doux. La lumière suit la musique qui suit les danseurs qui suit la musique qui… !

La Casa dans 5 ou 10 ans, ce sera comment ?
Ce sera exactement la même…où je ne serai plus là !! Même si la Casa est « petite » en taille, je ne compte pas grandir dans un autre lieu. La Casa telle qu’elle est aujourd’hui à toute sa place dans le paysage parisien. Elle sa propre identité et spécificité. Faire la même chose dans un nouveau lieu ne m’intéresse pas. Je préfère continuer à faire vivre ce petit lieu si atypique. Il me semble avoir fait de mon « handicape » majeur (la taille du lieu) un véritable atout. L’espace devient ainsi un lieu de partage et de rencontre, un endroit où les gens se sentent comme à la maison et où le Tango, sous toutes ses formes, règne !


En revanche, je souhaite fortement développer mes activités hors les murs. Spécialement dans mon quartier de résidence – le 19e - avec des nombreux projets en cours dès 2011. Il y a tant de nouveaux lieux et espaces insolites à investir et à vous faire découvrir !

 

 

 

     
     
     

 

 

 

La Casa del Tango - Direction : Frédérique Behar
11, allée Darius Milhaud, 75019 Paris(croisement des rues Manin et De Crimée)
Mo Ourcq - 01 40 40 73 60 - mail : message@lacasadeltango.net - site : www.lacasadeltango.net